Olivier

Je suis fière d’être ta maman. On se connaît depuis 22 ans et moi seule je t’ai eu 9 mois de plus que tout le monde. Je suis si fière de ça.On a partagé des bons et aussi des moins bons moments, mais tu as été un petit garçon merveilleux, plein de copains. Tout le monde t’aimait.

Quand ton frère est venu au monde, tu t’en ai occupé comme un petit papa, tu lui a donné ses biberons, changé ses couches, mais surtout tu nous traduisais ses petits mots que nul ne comprenais mis appart toi. Tu as toujours été fâché de la différence qu’on lui portait.
Un jour à Noël tu as reçu plus que lui et tu as partagé ton cadeau avec lui car tu ne supportais pas l’injustice.

Pour toi, l’école était secondaire car ton but était de devenir quelqu’un de grand, connu, aimé mais d’y arriver tout seul. Tu as réussi. A 14 ans, tu savais déjà que la vidéo sera ta profession.

Tu voulais tout connaître. Tu savais tout faire. Je n’ai jamais connu une personne avec une si grande facilité d’apprendre et de savoir faire. Tout t’intéressais.

Il y a quelque mois, Delphine est arrivée dans ta vie. Ton bonheur était complet. Tu étais si fière d’elle. Je n’ai pas eu de peine à te laisser partir pour elle. Je te voyais si heureux.
Un jour, tu m’as demandé comment je la trouvais ? Je t’ai répondu « Je l’aime, tu pouvais pas trouvé mieux. Elle me plais ». Ton bonheur fut encore plus grand.
Il y a quelques jours vous vous êtes mis en ménage et ta joie s’agrandissait de jours en jours.

Tu me ressembles terriblement.
- Tu aimais les gens
- Les autres passais avant toi.
- Le travail ne t’as jamais fais peur.
- Tu as toujours protégé ceux que tu aimais
- Tu souriais à la vie.
- Pas une gouttes d’alcool.
- Pas de problème avec la justice.
- Tu ne t’exprimais pas facilement sur tes sentiments, mais tu le faisais comprendre à ta façon.
- Ton frère, tu te chamaillais beaucoup avec, mais c’était ta façon de lui dire je t’aime, ils vous arrivait même de vous téléphoner 4 a 5 fois par jours.
- Dernièrement en parlant de Delphine tu m’as dit : Maman, Delphine est exactement comme toi. C’était ta façon de me dire : Maman je t’Aime.

Voilà Olivier, aujourd’hui tu t’en vas, mais je sais que depuis où tu es, tu veilles sur nous et que tu sauras nous donner la force de continuer.

Tu nous as déjà guidé depuis ce 24 juin. Tu es parti entourer par des amis comme tu méritais.

- Un gendarme plein de cœur c’est occupé de cet accident tragique. Il a pris de soin de toi puis de nous.
- Une connaissance de grand-papa c’est occupé de ton corps meurtri.
- Un de tes amis de la PC a téléphoné au secours.
- Ton parrain qui travaillais se jour là a alarmé les pompiers.
- Ton frère qui rentrait du travail a passer a côté de toi sens savoir que c’étai toi.

Sans oublier les trois personnes que tu protèges :

- Tu es parti le 24, je suis née un 24.
- Aujourd’hui 3 juillet on se sépare, Delphine est née un 3.
- Le numéro de ta chambre mortuaire était le 8 et ton frère adoré est du 8 avril.

POURQUOI toutes ses coïncidences. Est-ce un signe ?

Mais pour boucler la boucle, tu es né un jour d’orage, de pluie, d’éclairs et de surcroît un samedi.

Olivier, tu es parti un samedi, depuis se jour et jusqu'à mercredi il y a eu des orages, éclaires, pluie chaque jours et même parfois violent comme si tu voulais nous dire au revoir.

Depuis jeudi ou ton corps nous a été rendu, les oiseaux rechantent et le soleil brille.

Mon Amour, Mon Olivier, Mon fils, la boucle est bouclée.

Aujourd’hui, envole toi vers le bonheur éternel car tu le mérite. Je suis si fière d’être ta maman. Je t’AIME.

Partie de lettre écrite et lue par Bernadette « sa maman » lors le l’enterrement le 03 juillet 2006